Le 18 mars, c'est la Journée Mondiale du Recyclage

Saviez-vous qu’en France, 2/3 du contenu de nos poubelles pourraient être valorisés grâce au tri, ou au réemploi ?

En 2024, les ordures ménagères résiduelles représentent 14 millions de tonnes, soit 223 kg par habitant et par an. Pourtant, seuls 70 kg correspondent à des déchets réellement non valorisables (1) ! Autrement dit, une grande partie de ce qui est jeté pourrait avoir un autre avenir.

La Journée mondiale du recyclage est l’occasion de prendre un temps pour mieux comprendre ce que deviennent nos déchets et de découvrir des solutions concrètes pour agir au quotidien. Tri, recyclage, réemploi, réparation, don… Chaque geste compte pour réduire les déchets, préserver les ressources et faire vivre l’économie circulaire.

Pourquoi consacrer une journée au recyclage ?

Face à l’augmentation des déchets et à la pression sur les ressources naturelles, la Journée mondiale du recyclage est née aux États-Unis en 1994 et s’est imposée comme un temps fort de sensibilisation à l’échelle internationale depuis 2018.

Chaque 18 mars, cette journée invite à :

  • Sensibiliser le plus grand nombre aux enjeux du recyclage.
  • Favoriser l’échange et le partage autour des bonnes pratiques.
  • Mettre en lumière les filières de recyclage et leurs rôles.
  • Encourager des actions concrètes individuelles et collectives.

Cette journée rappelle également l’importance de faire évoluer nos modes de consommation pour réduire notre impact sur l’environnement.

Le recyclage en France : où en est-on ?

En France, la gestion et le recyclage de nombreux déchets reposent sur le principe de pollueur-payeur, autrement dit de la responsabilité élargie des producteurs (REP). Concrètement, celui qui fabrique, qui distribue ou qui importe un produit doit prendre en charge sa fin de vie via une éco-contribution, versée à des éco-organismes agréés par l’État (2).

19 filières REP

Elles couvrent déjà de nombreux produits du quotidien et sont complétées par de nouvelles filières prévues par la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire.

Le recyclage progresse

Le taux de recyclage des déchets atteint environ 52% en 2022, il s'agit d'une hausse par rapport à 2010.

Des défis à relever

Mieux trier, adapter les infrastructures et développer des solutions pour les matériaux complexes permettent, année après année, d’améliorer le recyclage sur l’ensemble du territoire.



Adopter les bons gestes pour ses déchets

Le recyclage permet de transformer certains déchets en nouvelles matières premières. Il contribue ainsi à limiter l’extraction de ressources et à réduire la quantité de déchets à traiter. Toutefois, malgré les progrès du recyclage, tous les objets ne se recyclent pas, ou pas indéfiniment, ainsi, pour réduire durablement les déchets, il est préférable d’agir en amont, car le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas.


Questions fréquemment posées

Chaque 18 mars, la Journée mondiale du recyclage encourage à mieux trier, à mieux comprendre le devenir des déchets et à adopter des pratiques plus sobres au quotidien.

Cette journée met également en lumière les enjeux liés à la préservation des ressources naturelles, à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et au développement de l’économie circulaire.

C’est aussi l'occasion de valoriser les solutions existantes et à proximité dont la réparation, le réemploi, et le recyclage. L’objectif : détourner un maximum d’objets de la poubelle.

Recycler permet d’économiser des ressources naturelles et de limiter les impacts environnementaux liés à l’extraction de matières premières.

Par exemple, produire du verre à partir de verre recyclé consomme moins d’énergie que produire du verre à partir de matières vierges. De manière générale, le recyclage contribue à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à limiter le volume de déchets enfouis ou incinérés.

Toutefois le recyclage ne se limite pas à une question de déchets car il participe à un modèle plus large, celui de l’économie circulaire, qui vise à produire, consommer et réutiliser autrement, en prolongeant la durée de vie des objets.

Le recyclage progresse, mais plusieurs défis existent.

Le premier reste la qualité du tri. Les erreurs de tri compliquent le travail des centres de tri et peuvent empêcher la valorisation de certains déchets.

Certains produits sont également difficiles à recycler, notamment les objets composés de plusieurs matériaux indissociables.

Les infrastructures peuvent aussi varier selon les territoires, ce qui peut créer des différences dans les consignes et les possibilités de collecte.

Enfin, recycler a un coût. La collecte, le tri et la transformation nécessitent des équipements, de l’énergie et une organisation adaptée.

Non, le recyclage est une étape importante dans la réduction des déchets mais il intervient en fin de parcours.

Il est nécessaire, en amont, d’éviter de produire des déchets.

Réparer un objet, le donner ou l’acheter d’occasion permet d’éviter la production d’un nouveau produit et donc d’économiser davantage de ressources.

Tous les objets ne sont pas recyclables pour plusieurs raisons.

Certains matériaux sont trop complexes à séparer lorsqu’ils sont assemblés. D’autres contiennent des substances qui compliquent ou limitent leur traitement.

Il existe aussi des contraintes techniques et économiques, pour qu’un matériau soit recyclé, il faut disposer d’une filière capable de le collecter, de le trier et de le transformer dans des conditions viables.

C’est pourquoi l’éco-conception des produits, qui consiste à penser dès leur fabrication à leur fin de vie, est un enjeu majeur.

La Responsabilité Élargie du Producteur, dite REP, repose sur le principe pollueur-payeur. Les producteurs, importateurs ou distributeurs d’un produit financent et organisent sa fin de vie.

En France, 19 filières REP existent :

  • Articles de bricolage et de jardin.
  • Articles de sport et de loisirs.
  • Bateaux de plaisance ou de sport.
  • Bâtiment.
  • Batteries.
  • Dispositifs médicaux perforants.
  • Eléments d'ameublement.
  • Emballages ménagers et papiers graphiques.
  • Emballages professionnels.
  • Équipements électriques et électroniques.
  • Huiles lubrifiantes.
  • Jouets.
  • Médicaments non utilisés.
  • Pneumatiques.
  • Produits chimiques.
  • Produits du tabac.
  • Textiles sanitaires à usage unique.
  • Textiles, linges et chaussures.
  • Véhicules.

Pour en savoir plus, consultez la page Les filières à Responsabilité élargie du producteur

La Circularoulette est une animation pédagogique et ludique conçue pour sensibiliser à l'économie circulaire et encourager chacun à passer à l’action. Elle a été développée par La Fresque de l’Économie Circulaire, en partenariat avec l'ADEME et le site Que faire de mes objets et déchets.

La Circularoulette peut être animée lors d’événements grand public, dans des lieux dédiés à l’économie circulaire ou même au sein d’entreprises et d’organisations publiques ou privées.

Le principe est simple et engageant :

  • Les participants font tourner une roue, qui s’arrête sur l’une des huit grandes catégories de questions.
  • Une question est posée (ouverte ou à choix multiple).
  • Le participant formule sa réponse.
  • Un animateur donne la réponse, appuyée par des informations contextualisées pour sensibiliser.
  • Après quelques tours, on pioche une carte “On en parle !” pour ouvrir le dialogue sur nos habitudes de consommation, nos pratiques de tri ou nos façons de prolonger la durée de vie des objets.

Au-delà d’un simple quiz, la Circularoulette est une expérience interactive qui favorise l’échange, la réflexion collective et la compréhension des liens entre nos gestes quotidiens et les principes de l’économie circulaire. Elle aide à déclencher des actions concrètes vers des modes de consommation plus durables.

Source :

(1) MODECOM 2024 - Campagne nationale de caractérisation des déchets ménagers et assimilés

(2) ADEME - Qu'est-ce qu'une filière REP ?