Offrir une nouvelle vie à ses vêtements
Alors que de plus en plus de vêtements sont jetés chaque année, réduire ses achats, les garder plus longtemps et les réparer devient indispensable. Toutefois, si vous ne pouvez plus les porter, le don, la revente ou le dépôt dans un conteneur dédié permettent d’envisager le réemploi ou le recyclage.
Donner ou revendre
➡️ Donner vos vêtements à une association, une recyclerie ou une structure de réemploi.
➡️ Revendre en boutique ou sur une plateforme de seconde main.
➡️ Déposer vos vêtements propres et secs, dans un sac fermé, en point de collecte (boutiques ou conteneurs dédiés aux textiles sur la voie publique).
Bon état
Réparer
➡️ Faire réparer vos vêtements s'ils sont abîmés (décousus, usés, troués, avec un bouton manquant...).
Certaines réparations bénéficient du Bonus Réparation (jusqu'à 25€). Les couturiers ou retoucheurs qui le proposent sont signalés par le symbole % sur la carte ci-dessous.
Réparable
% Bonus Réparation
Déposer
➡️ S'ils sont inutilisables, les déposer (propres et secs) dans des conteneurs dédiés au textile sur la voie publique ou en déchèterie.
‼️Si vos vêtements sont souillés par des produits dangereux (peintures, solvants...), les apporter en déchèterie. Sinon les jeter dans la poubelle des ordures ménagères.
Mauvais état
Trouver un conteneur à vêtements ou une structure de réemploi
Localisez un conteneur à vêtements, une association pour le don de vêtements ou une solution de revente en seconde main autour de chez vous.
Réemploi ou recyclage : que deviennent les vêtements collectés ?
Si le vêtement est déposé dans un point de collecte, selon son état d'usure, il entamera une nouvelle vie :
- En vêtement d'occasion (soit sur le marché français, soit à l'international) ou en don à des personnes en situation de précarité.
- En matière première (chiffon d'essuyage pour l'industrie, isolant...).
S'il n'est ni réemployable, ni recyclable, le vêtement pourra être incinéré (avec le plus souvent récupération de chaleur pour produire de l'énergie).
Il n'est pas possible de généraliser et d'indiquer par avance ce que va devenir spécifiquement le vêtement car cela dépend de son état, de sa matière et du fonctionnement de l'opérateur de la borne de collecte.
Est-ce que des vêtements collectés partent à l'étranger ?
Le fait que certains opérateurs exportent une partie des vêtements à l'étranger est une réalité car tous les vêtements de seconde main ne trouvent pas preneurs en France en raison parfois de leur qualité et surtout de leur quantité.
Pour limiter ces transports internationaux, la meilleure solution est de limiter notre consommation de nouveaux vêtements et de porter le plus longtemps possible ceux que nous possédons déjà via leur entretien et leur réparation, pour prolonger leur durée de vie.
En dernier recours, si vous ne souhaitez plus garder vos vêtements en bon état, vous pouvez les céder en personne, à des proches, des recycleries, des associations caritatives ou des boutiques (friperies...) qui vendent de la seconde main dans votre ville. Ainsi, les employés ou bénévoles de ces établissements sauront vous informer plus spécifiquement sur le devenir de votre vêtement, et votre vêtement aura d'autant plus de chance d'être réemployé proche de chez vous.

Faire le choix d’une mode durable
La production et le renouvellement rapides des vêtements, notamment liés à la fast fashion, exercent des pressions importantes sur le climat, l’eau et les ressources naturelles. Face à ces impacts, réduire ses achats, garder ses vêtements plus longtemps et les réparer doivent devenir des réflexes.
Faire durer ses vêtements
Entretenir ses textiles, respecter les consignes de lavage, ne pas les laver plus que nécessaire, réparer les accrocs...

Choisir des textiles plus responsables Ouvre une nouvelle fenêtre
Lors d’un achat, privilégier un vêtement à faible coût environnemental ou porteur d'un label environnemental.

Privilégier la seconde main
Acheter d’occasion limite la production de vêtements neufs et l’utilisation de matières premières, d’eau et d’énergie.
Quelle est l'empreinte carbone de vos vêtements ?
Les vêtements génèrent des émissions de gaz à effet de serre tout au long de leur cycle de vie. Le simulateur met en lumière les différences d'impact entre les vêtements.
Questions fréquemment posées
Lorsqu’un vêtement n’est plus porté, l’idéal est de lui offrir une seconde vie en le donnant à une association ou à une boutique de seconde main, ou en le revendant.
Sinon, les vêtements propres et secs peuvent être déposés, dans un sac fermé, dans un point de collecte textile ou un conteneur à vêtements sur la voie publique ou en déchèterie. La carte permet de trouver le conteneur à vêtements le plus proche de chez vous.
Une benne ou un conteneur à vêtements accepte les vêtements (t-shirts, pantalons, robes, jeans, jupes, pulls, manteaux, vestes...) en bon état comme ceux abîmés, à condition qu’ils soient propres et secs. Ils doivent être placés dans un sac fermé afin de les protéger de l’humidité et de faciliter le tri.
Le linge de maison, les sous-vêtements, les chaussures attachées par paire et les chapeaux peuvent également être déposés.
En revanche, les textiles mouillés, souillés ou contaminés par des produits chimiques ne doivent pas être mis dans le conteneur.
Non, la poubelle jaune est réservée aux emballages et aux papiers. Les vêtements ne doivent pas y être déposés.
Les vêtements doivent être donnés, revendus ou déposés en point de collecte (boutiques ou conteneurs dédiés aux textiles sur la voie publique).
Oui, les vêtements abîmés peuvent être déposés dans un point de collecte.
Lorsque cela est possible, faire réparer le vêtement est la solution la plus durable, notamment grâce au Bonus Réparation qui permet de prolonger la durée de vie des vêtements, tout en économisant de l’argent.
En revanche, si vos vêtements sont souillés par des produits dangereux comme des peintures ou des solvants, ils doivent être apportés en déchèterie. S’ils sont mouillés ou très sales, et ne peuvent pas être déposés en point de collecte, les jeter dans la poubelle des ordures ménagères.
Le recyclage des vêtements est aujourd’hui limité en France. La complexité des matières, la qualité variable des textiles collectés et des capacités industrielles encore en développement freinent le traitement de l’ensemble des volumes.
D’après l’ADEME, en 2023, sur 811 000 tonnes de textiles, linge de maison et chaussures mis sur le marché, 14,4% ont été orientées vers le réemploi/réutilisation et 7,2% vers le recyclage, principalement pour être transformées en chiffons, en rembourrages, en isolants ou en nouvelles fibres textiles.
Même si la filière se développe et que des solutions industrielles émergent, l’action la plus efficace se trouve en amont, en limitant l’achat de vêtements neufs et en prolongeant leur durée de vie.
Plusieurs labels environnementaux aident à repérer des vêtements éco-responsables, dont l’impact environnemental est limité tout au long de leur cycle de vie :
- Écolabel européen - Vêtements.
- MADE IN GREEN by OEKO-TEX - Vêtements.
- Global organic textile standard - Vêtements.
- Max Havelaar - Vêtements.
- Ecocert Textile.
- Bluesign - Vêtements.
- bioRe - Vêtements.
Pour en savoir plus sur ces labels, consulter la page Labels environnementaux > Vêtements et chaussures par l'ADEME.
Faire durer ses vêtements permet de limiter leur impact sur le climat, l’eau et les ressources naturelles et cela commence dès l’achat :
- L’ADEME recommande d’éviter les achats impulsifs et de privilégier des vêtements conçus pour durer et en choisissant des matières de qualité.
- Se fier aux labels environnementaux, acheter en seconde main et réparer ou faire réparer ses vêtements contribuent également à prolonger leur usage.
- L’entretien compte tout autant. Ne pas laver les vêtements plus que nécessaire, respecter les consignes figurant sur l’étiquette, privilégier des températures modérées et limiter l’utilisation du sèche-linge permet de préserver les fibres et d’éviter une usure prématurée.
Pour aller plus loin, consulter l'article 10 solutions pour bien choisir et entretenir ses vêtements par l'ADEME.
La fast fashion et l’ultra fast fashion reposent sur la mise sur le marché de très grandes quantités de vêtements, renouvelés en permanence et proposés à bas prix. Ce modèle favorise des achats fréquents et un renouvellement rapide des garde-robes.
Ce phénomène entraîne une consommation importante de matières premières, d’eau, d’énergie et génère des émissions de gaz à effet de serre liées à la production des fibres, des procédés industriels souvent alimentés par des énergies fossiles et du transport international des vêtements. Il contribue également à l’augmentation des déchets textiles. La qualité des vêtements, souvent moindre, limite aussi leur durée d’usage et leur potentiel de réparation ou de réemploi.
Pour en savoir plus, consulter l'article Les dérives de l’ultra fast-fashion sur le site Épargnons nos ressources.
Où jeter des chaussures ?
Faites réparer vos chaussures si possible, sinon donnez-les, revendez-les ou déposez-les propres, assemblées par paire et dans un sac fermé, dans un conteneur dédié aux textiles ou en déchèterie.
Où jeter des sous-vêtements ?
Réparez-les lorsque c’est possible, ou déposez vos sous-vêtements propres et secs, dans un sac fermé, dans un conteneur dédié aux textiles ou en déchèterie.
En savoir plus
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Sources pour les chiffres clés et FAQ :
Mis à jour le 17 février 2026